Les principaux élus de Guadeloupe ont arrêté une position commune face à la crise sociale qui touche le territoire. Les présidents du conseil régional et du conseil départemental, les parlementaires, les représentants des intercommunalités, de l’Association des maires et plusieurs maires se sont réunis jeudi 22 octobre 2026 avec le préfet de région.

À l’issue de cette rencontre, les participants ont organisé leurs demandes autour de deux priorités : transmettre au Gouvernement des propositions portant sur le coût des carburants, le réseau d’eau et la situation des entreprises, puis ouvrir sans délai des négociations avec le collectif mobilisé.

Sur les carburants, les élus demandent un blocage exceptionnel du prix de l’essence par décret, la possibilité de s’approvisionner auprès d’autres territoires à un coût moindre, une révision à la baisse des marges de la SARA et la neutralisation du coût des certificats d’économie d’énergie. Une éventuelle réduction de la fiscalité locale est envisagée à condition que l’État compense intégralement la perte de recettes des collectivités.

Concernant l’eau potable, la position commune accompagne le plan visant à détecter et résorber 10 000 fuites par an à partir de 2027. Les élus sollicitent également une opération d’intérêt national pour réhabiliter l’ensemble du réseau, la possibilité pour les communes et intercommunalités de porter certains investissements, ainsi qu’un financement de l’État représentant 50 % de la dotation d’amorçage de 45 millions d’euros nécessaire à la régie Archipel’Eau.

Le volet économique cible en particulier les entreprises du bâtiment et des travaux publics. La publication départementale fait état d’une hausse de 29 % des défaillances d’entreprises sur un an, selon l’Institut d’émission des départements d’outre-mer.

Les élus demandent l’inscription au budget 2027 d’un dispositif d’urgence d’une durée d’un an. Parmi les mesures proposées figurent l’arrêt des poursuites de la caisse générale de sécurité sociale, un moratoire sur le recouvrement forcé des dettes fiscales et sociales, des plans d’apurement adaptés et un mécanisme permettant de régler certaines créances sociales et fiscales par cession de créances exigibles.

Enfin, plusieurs élus ont demandé au préfet de recevoir une délégation du collectif « Nou Las Palé ». Tout en condamnant les débordements et les atteintes à la liberté de circulation, ils souhaitent privilégier l’échange direct afin d’examiner les revendications et de favoriser l’apaisement.

La date de publication, la composition de la réunion, les demandes relatives aux carburants, à l’eau et aux entreprises, les montants, les objectifs et l’appel au dialogue ont été vérifiés dans l’actualité officielle publiée le 23 octobre 2026 par le Conseil départemental de la Guadeloupe.

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Conseil départemental de la Guadeloupe ↗