L’article analyse les difficultés de logement et de mobilité qui freinent les recrutements en Gironde malgré le dynamisme économique du territoire.

INSTITUT ENTERRITOIRES Logement et mobilité : les angles morts de l’emploi en Gironde La Gironde recrute, innove et attire. Mais derrière ce dynamisme économique, une réalité plus contrastée s’impose : pour une part croissante des habitants, accéder à l’emploi dépend d’abord de la capacité à se loger et à se déplacer. Deux conditions devenues, pour beaucoup, des obstacles. Une enquête récente met en lumière l’ampleur de ces freins et alimente une mobilisation collective inédite pour y répondre. Territoire en pleine croissance démographique et économique, la Gironde bénéficie d’une attractivité reconnue.

Pourtant, cette dynamique masque des fragilités structurelles de plus en plus visibles. Selon l’enquête menée auprès de 600 Girondins, le logement apparaît comme le premier frein à l’emploi, devant le manque d’opportunités professionnelles : un tiers des habitants le considère aujourd’hui comme un obstacle direct. Par ailleurs, 31 % déclarent avoir déjà renoncé à une opportunité professionnelle en raison de difficultés de transport. Le logement apparaît comme la principale zone de tension. Plus de la moitié des Girondins jugent la situation insatisfaisante, notamment en dehors de la métropole bordelaise.

Pour près d’un habitant sur deux, trouver un logement adapté n’est plus une étape du parcours résidentiel, mais un obstacle en soi. La pression est particulièrement forte chez les jeunes : 80 % des 18-29 ans et 62 % des étudiants déclarent avoir rencontré des difficultés importantes. À cela s’ajoute un constat quasi unanime sur le niveau des loyers, jugés trop élevés, voire inaccessibles, par neuf habitants sur dix. Deux tiers des habitants la considèrent comme un point faible de À mesure que la Gironde attire, elle exclut aussi, silencieusement, ceux qui leur territoire.

Comprendre les enjeux

Hors métropole, la dépendance à la voiture reste ne peuvent ni se loger ni se déplacer. massive, faute d’alternatives crédibles. En zone urbaine, la ongestion routière, notamment autour de la rocade bordelaise, s’est Face à ce constat, les acteurs réunis dans le cadre de la démarche accentuée ces dernières années. Ces contraintes pèsent directement collective appellent à un changement d’échelle. L’enjeu n’est plus sur l’accès au travail, touchant plus durement les étudiants, les seulement de construire, mais de produire plus et mieux. Concentrer demandeurs d’emploi et les catégories populaires.

Source éditoriale : Le Journal des Départements, n°52 - Février 2026, page 45.