Dominique Le Mèner détaille les choix budgétaires, les investissements, les solidarités et le rôle fédérateur du Département auprès des communes sarthoises.

Entretien avec Dominique Le Mèner, Président du Conseil départemental de la Sarthe Vous êtes un président de Département très attaché aux territoires… Quelle est aujourd’hui la situation financière du Département de la Sarthe et, plus largement, celle des Départements ? En effet, j’aime beaucoup le mot « territoire » : qu’ils soient urbains, périurbains ou ruraux, c’est le symbole de la diversité et de la richesse de La situation de la Sarthe reflète celle de l’ensemble des Départements.

Il y a évidemment le mot terre, celle de nos ancêtres Nous subissons un effet de ciseaux durable : des dépenses sociales en où nous puisons nos racines ; celle où, par choix ou vicissitudes, nous forte hausse – notamment l’Aide sociale à l’enfance qui explose – et, en vivons ; celle qui nous nourrit ; celle que nous léguerons, ou comme l’a face, des recettes qui ne suivent plus. L’augmentation du nombre de écrit Saint-Exupéry, celle que « nous empruntons à nos enfants » car elle placements d’urgence, la multiplication des situations familiales ne nous appartient pas et que nous nous devons de protéger.

complexes, les questions de santé mentale et les fragilités sociétales produisent mécaniquement une pression budgétaire majeure. Nous Quel premier bilan tirez-vous à mi-chemin de ce mandat avons pris des décisions fortes pour conserver une approche familiale départemental ? dans l’accueil des enfants, via des « villas d’accueil ». Cela implique des investissements lourds : on a quasiment doublé les montants en cinq ans, Je pense que nous ne pouvons pas mettre de côté que ce mandat est bien et ce n’est pas terminé. Dans le même temps, les recettes sont atones.

Comprendre les enjeux

Les celui des crises…Crise économique, sociale, environnementale…Sans droits de mutation sont faibles, et l’absence d’autonomie fiscale prive les parler de la crise sanitaire ou énergétique ! Nous ne pouvons pas oublier départements de leviers. Malgré cela, nous avons tenu notre trajectoire : que depuis 2021, nous avons vécu une succession de crises et que nous sommes aujourd’hui dans une situation permanente de difficultés. Ce constat étant fait, comment peut-on continuer à avancer, à lancer de nouveaux projets ?

Le philosophe Alain a écrit « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté », j’apprécie beaucoup cette maxime qui oblige chacun à se retrousser les manches pour trouver des solutions.

Source éditoriale : Le Journal des Départements, n°52 - Février 2026, page 10.